Hommage des femmes à L. D. Fologo

Publié le par Cheick Ahmadou Yacouba Sylla

HOMMAGE DES FEMMES DE COTE D’IVOIRE

 
                                                                     AU PATRIOTE L. D. G FOLOGO…

 

Mon jeune frère Fologo le Soufisme nous commande de savoir nous regarder dans le miroir de la vie. Le devoir de vérité nous offre le pouvoir de nous surpasser afin de savoir nous mettre en situation de revisiter notre mémoire.

 Au firmament de notre longue attente, la philosophie du dialogue s’annonce à travers l’accord du 04 mars. La pyramide des hiérarchies et des valeurs est là pour démontrer que les Ivoiriens après avoir expérimenté « négociations », « concertations », « consultations » et autres solutions en « ions » ont, sans complexe choisi la forme la plus simple et  la plus directe de l’expression pour sauvegarder l’unité nationale et assumer leur destin dans la grandeur.

 

 L’accord après dialogue direct du 04 mars abreuve mon espérance. Dans son exploration, j’en saisi l’essence, j’allais dire la quintessence richesse de son attente heureuse, la fertilité de ses expertises dorées. Une interpellation de l’inconnu de l’homme, cette espèce endurcie dans la contreverse, le dualisme et la contradiction m’impose une retraite spirituelle la plus contemplative dans le temps de Dieu. Inch’Allah.

 

Du haut de cet observatoire « ma raison Hellène et mon émotion nègre » pour paraphraser le Président Senghor, me permettront-elles peut être d’y voir un peu plus clair ! Mais d’ores et déjà elle me commande de recourir à mon droit de censure, de critique de certains organes de presse.

 

 J’en ai retenu le chapelet suivant :

 

1 - Simone Gbagbo. Invitée de la rédaction de Fraternité Matin, la Première Dame s’est rependue sans retenue dans les colonnes du quotidien national. Alors même que son auguste époux Président de tous les Ivoiriens venait de lancer une invitation expresse en lui demandant de se saisir des accords de Ouaga en nous avertissant bien que « l’échec serait la catastrophe ». La logique de Paix dans laquelle le Président Gbagbo s’est inscrit et nous a engagés nous a valu la dynamique de la réconciliation que nous vivons présentement. Cela exige beaucoup de  sérénité de part et d’autres. D’où vient alors que la première, dans ses débats littéraires « paroles d’honneur  est son coup d’essai, à moins que, lecteur non assidu je n’ai pas vu passer ses premières œuvres » en soit encore à déverser des ressentiments nés du phénomène OUATTARA ?

   LA PAIX EN COTE D’IVOIRE SERA COLLECTIVE OU NE SERA PAS.

 

 N’oublions pas que la première guerre mondiale a eu pour cause l’assassinat du seul  Archeduc François Ferdinand. La guerre des mots et des cœurs est plus dangereuse parce qu’elle prépare, suscite et entretien les armes.

 

  Quant à « Paroles d’honneur », ma sœur Simone dit : « mon souhait est que mon livre parle à la France…il s’adresse en priorité aux Français…si on l’édite ici et qu’on veut l’introduire en France pour le vendre, ça serait difficile ». A la question « irez vous à Paris pour la promotion de votre livre ? ». « Non, je ne pense pas que je serai la bienvenue ». Cela  aurait dû répugner à l’esprit de la valeureuse combattante qu’est notre Première Dame de préférer la ville-lumière à la perle des lagunes. Même si quelque raison objective militait faveur du choix de Paris au détriment d’Abidjan, pourquoi alors préférer, un éditeur français à notre bonne vieille Présence Africaine toujours présente Rue des Ecoles à Paris. Simone doit rester cette voix (non pas anonyme  ou anodine) pacifique…sa voix de Première Dame peut porter aussi loin que celle de son époux Président. Le 26 octobre 2000 lors de la prestation serment de mon frère Gbagbo, une voix véritablement anodine, invitait calmement les Ivoiriens à cesser de brûler les Mosquées et les Eglises.

 

  2- Dano Djédjé. Comparaison n’est pas raison dit-on. Invité de la même rédaction du quotidien national Fraternité Matin, après avoir affirmé : « les hommes politiques sont hypocrites », s’est risqué à faire cette étrange parallèle entre le Ministère de la réconciliation et la Médiature de la République. Pour le Ministre, la réconciliation est une démarche  républicaine alors que la Médiature est chargée de régler les conflits entre les citoyens et l’Etat. Et d’illustrer sa pensée ainsi : « une facture d’électricité coupée, vous vous rendez à la Médiature qui pourra vous aider.». Dissertez ! Merci frère Ministre, vite je vais m’y rendre car j’ai un problème avec la SODECI…. Dano Djédjé… la turbulence de mes Fils Blé Goudé, Eugène Djué… Ah ! qu’elle affaire ! Dieu merci, Gbagbo éclaire les populations de Béoumi : « N’écoutez pas les tribalistes… » encore de grâce… dissertez !

 

  3- Mamadou Koulibaly. Notre Président de l’Assemblée Nationale aurait pu écrire son nom avec un "C" (comme tous le monde) au lieu de « K » sans que cela puisse influer négativement sur son destin. Il n’y a pas, dit-on, de faute dans les noms propres, mais « Coulibaly » s’écrit généralement avec un « C » …même si l’administrateur colonial a fait dans la fantaisie. Nous sommes souvent assaillis par la peur injustifiée quand fouillant sous notre moustiquaire, les gens ne finissent par découvrir un âne. Mais, que le second personnage de l’Etat au cours de la sortie de la caravane de la Paix à Yopougon 21 avril 2007 perde sa sérénité au point de passer publiquement à des aveux aussi graves que la reconnaissance de la mauvaise transaction faite par l’Etat de Côte d’Ivoire avec les groupes Bolloré et Bouygues, cela dépasse l’entendement… (le mien en tout cas). Son combat acharné contre le pacte colonial s’est-il résigné à baisser l’échine devant l’exploitation éhontée de notre pays ? A-t-il capitulé ? Veut-il nous dire : « ça y est, on a perdu, Concédons et Cédons » ?

 

  4- Kadet Bertin. « comment j’ai reparti les 280 millions de Gbagbo à Guiglo ». Terrifiante est la récusation de la vertu DISCRETION !

 

  Est-ce cela, l’approche du programme de notre Président sur terrain ivoirien miné par l’argent…, de vouloir désarmer par le Dieu argent les détenteurs de l’arme du désordre ? Hélas !

 

 Frère Fologo, les femmes de Côte d’Ivoire ont décidé de rendre hommage à ton patriotisme. Je reconnais que tu as fait du chemin. En effet, il est bien loin le temps où, revenant de l’Afrique du Sud où père Houphouët t’avais envoyé en mission, tu déclarais : « il y a la démocratie dans ce pays parce chez les Blancs il y trois partis » c’était en 1976. L’inexpérience des affaires pouvait conduire à confondre démocratie et multipartisme qui ne sont que le tout et la partie. C’est la circonstance atténuante qui peut te valoir les excuses du peuple africain.  Car en ces temps là, le plus Illustre des enfants de ce pays croupissait en prison depuis 14 ans. L’homme noir était massacré par milliers à Sharpeville, à Soweto. En 1976, il n’y avait pas de démocratie, mais un apartheid inhumain. Avec les femmes de Côte d’Ivoire, je salue moi aussi ton patriotisme. Ce faisant, je ne renie pas l’idée que j’ai pointée sur toi un 17 janvier 2005 dans courrier d’Abidjan « Fologo, un homme dangereux et sans personnalité ». A ce titre envié que les femmes de Côte d’Ivoire t’ont attribué, je me permet d’émettre un doute sur la qualité de ta fidélité à la mémoire de Félix Houphouët Boigny. C’est le même doute qu’a dû assaillir mon frère Gbagbo lorsqu’il a décidé que : « Fologo s’est battu pour récupérer le parti, et j’ai dit aux gens du FPI…ça c’était un garçon, on va le récupérer ». A-t-il réussi ? Le RPP est-il désormais un demembremment du FPI ? Au point que tu en sois à comparer Gbagbo à Houphouët… « Gbagbo, le nouveau Houphouët » ? Deux hommes, si différents que tout a apposé (le caractère, le combat, la vie). Ce n’est pas ainsi que le « faiseur de Roi » que tu dis être fera de Gbagbo un Roi. Non, vraiment comparaison n’est pas raison. Gbagbo a intérêt à demeurer le combattant fidèle du FPI, le militant chevronné de la Refondation. Dignité oblige !!!

 

 Non, frère Fologo ! Faisons attention ! Evitons de glisser avec nos langues ! C’est en ces temps de verbiages creux et de discours pompeux contrastant dangereusement avec l’amorce de l’apaisement si cher à notre cher Président qu’intervient l’hommage des femmes de Côte d’Ivoire.

 

 Ta conscience de militant PDCI est plus qu’interperlée ! Nous avons hâte de cesser d’être en contradiction avec nous mêmes car il est douloureux d’être en dissidence avec soi même. Fidélité oblige !!!
 

 Frère Fologo, lorsque C. K. Banny a fini sa  mission gouvernementale, il n’a pas commis l’erreur de renier le parti de ses pères le PDCI RDA. Inch’Allah, si tu parviens à t’élever, à refuser d’entendre les cassandres, les oiseaux de mauvais augures et les chants des sirènes qui souhaitent te voir quitter la maison commune de notre père ; le père de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire, tu feras mentir mon index du 17 janvier 2005. Inch’Allah, il nous sera donné à tous les deux l’occasion de faire la même lecture du grand fils de Yamoussoukro. Ainsi, nous ne nous abuserons pas de croire  et de faire croire que nous savons tout de l’Homme Boigny Symbole et Culte du Secret.

 Président du Conseil Economique et Social, je t’invite à faire la lecture du reportage « la galère des voyageurs » in l’Inter N°2696 du 07 mai 2007. Aux fins de réussir le désarmement mental des réflexes coupables, soit, frère Fologo, de très bon conseil pour le Président Gbagbo.
 
Femmes de Côte d’Ivoire, Amazones du combat épique, Mères de l’humanité, mon salut spirituel pour l’audace de votre générosité maternelle. Vous avez raison, hommage doit être rendu aussi au silence éloquent de nos sœurs, les veuves des gendarmes. La détresse de tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans le désordre politique de ces cinq derniers années embrase notre tapis de prière…
 

Prions…Prions…de grâce, Prions.

 

 
Dieu Merci

 

Abidjan, le 31 mai 2007

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                    

 
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