C. K. Banny en rupture de mission
PREMIER MINISTRE CHARLES KONAN BANNY
EN RUPTURE DE « MISSION »
Premier Ministre Charles Konan Banny, véritablement, pourquoi ce sacrilège ? Que sais-tu d’Houphouët ?...de quoi souffres-tu ?
Félix Houphouët Boigny l’élu des Korhogolais 1946 jusqu’à sa mort. Dieu merci. Pourquoi ta « mission chiraquienne » insulte-elle l’illustre fils, Président fondateur de la Côte d’Ivoire Indépendante, son immense héritage politique et sa mémoire historique. Que gagnes-tu à dévoyer les valeurs de la tradition de ton terroir… une tradition qui « réclame » 10 bœufs… pour profanation faite à l’arbre sacré d’Houphouët par une ignorante modernité.
Sacrilège des sacrilèges, par le prisme du Dieu-argent, la manifestation ignominieuse du 24 mars à Yamoussoukro pour soutenir ton inévitable rupture de mission, « tuberculose » la tradition, voire, la chefferie. Lorsque, un Roi déroge à ses royales obligations du silence exercé et se substitut à son porte-parole pour fébriliser sa parole, le Roi profane sa Dignité Royale.
Il est plus que regrettable de savoir tout le sacrifice consenti par père Houphouët pour former le petit Charles Konan Banny à l’école de la lumière, être emporté par ton pédant « moi le sage »… qui s’expertise dans un certain obscurantisme, voire, un intellectualisme débraillé. Hélas ! A l’Université de Grand-Bassam le 21 mars, tu signes l’attestation de ton manque d’humilité et de sobriété : in « quand je suis dans quelque chose, ça catalyse l’énergie».
Frère Premier Ministre, cela est si évident, que ton astre de mission, catalyse l’énergie de la spéculation tribale et ethnique et fait que tu t’oublies, au point de disserter depuis Korhogo sur « l’humiliation » que récuse de façon frémissante ton aventureuse « sagesse ».
Si Chirac savait…si la R1721 soupçonnait… hélas ! hélas !
Charles de Chirac, tu es l’évaluation calculatrice du grand pouvoir de l’argent dominateur et arrogant, mystificateur et impudique. Tu es la chose du commerce mondial de l’inégalité sociale qui catalyse l’énergie de tes sournoises ambitions politiques dans l’équation ethno-mafieuse de très mauvais alois.
Notre fidélité à l’immense et à l’honorable héritage politique de nos pères et de nos mères, ne peut continuer de souffrir que tu franchisses les limites de la raison, de la mémoire et de la décence. Tes inclinations du « sans moi le déluge »… « avec moi impérativement la Paix » ne sauront abuser le combat pour l’unité et le vivre ensemble, fraternellement et citoyennement dans la certitude du Peuple Ivoirien. Notre capital moral et historique ne saurait être laissé à la portée de ton ambition, en quête de plus de « pouvoir » que de « mission »…
Avec une grande amertume, ton grand frère que je suis (tradition oblige), fait le constat douloureux que tu n’a pas tiré leçon de mon invective interpellative lors des funérailles du Président Senghor en décembre 2001 à Dakar. C’était sur le parvis de l’Assemblée Nationale, lorsque l’Officier gendarme voulait te concéder préséance dans une cérémonie où seule l’humilité à privilège et préséance. Je te commandais de rentrer dans les rangs, en signe de respect et de courtoisie à l’endroit de la multitude disciplinée dans son pénible silence.
Notre frère, Pape Alioune N’Diaye (Paix à son âme) n’étant plus, j’observe l’élégance de taire le contenu de notre entretien téléphonique cette nuit là depuis mon hôtel, entretien rendu possible grâce à l’insistance démarche fraternelle de notre regretté frère qui te vouait une religieuse et courtisante confiance.
Premier Ministre, tu persistes et signes à sortir du rang de la civilité et du respect des us et coutumes…c’est à croire, que l’énergie de ton karma catalyse ta foi et ta sérénité ébranlées qui s’adonnent au pot-de-vin tous azimuts, comme si les sommes d’argent primaturales, dispensées aux visiteurs grignoteurs, pouvaient faire la lecture sécurisante de l’insistante rupture de ta « mission » et de ta « sagesse ». Inch’Allah, que Dieu te procure la grâce de vivre la majorité ethnique de Morofé, singulièrement, les Chefs Akoué de Yamoussoukro, après qu’aura pris fin ta charge de Premier Ministre. Yamoussoukro du Grand Ivoirien de la Paix, de l’Unité et du dialogue, YAKO !!! Paraphrasons mon fils Ministre Koné Dramane, homme de belles lettres et savant linguiste « l’apparence est trompeuse, on est on est, ce qu’on est… ». Aussi, le professeur Yacouba Konaté in : « l’intelligence de la sagesse et de la délicatesse de l’humilité fait défaut aux leaders politiques ». Charles n’étant pas leader politique est en manque de ces vertus qui forgent la dignité et la grandeur !
Dieu merci de nous maintenir soumis à Ton Autorité et à Ton Pouvoir.
Abidjan, le 27/03/2007
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